Mémoires PDF

En revenant à mon hôtel, je me sentais ivre: j’avais découvert que c’était elle qui payait mon salaire.


« Voilà bientôt dix ans que j’ai cessé d’être policier. Dix ans aussi qu’ont paru mes Mémoires aux éditions Plon : le premier tome, publié début 1996, consacré essentiellement aux années passées à la tête de la brigade antigang ; le second, publié début 1997, revenant notamment sur mon expérience de préfet de police en Corse et sur la création du RAID (1985). Ces livres sont désormais introuvables. D’où l’idée de les republier chez Stock en un seul volumeen réequilibrant ici le texte, ailleurs en révélant des dessous d’affaires dont je ne pouvais alors pas parler. Très souvent sollicité par les médias et les organisateurs de conférences, j’ai pu constater à quel point le public était encore fasciné par les histoires de flics et de truands. De ce point de vue, les années 1970 ont marqué les esprits avec la traque d’hommes comme Jacques Mesrine, François Besse ou encore Jean-Charles Willoquet, mais aussi de multiples prises d’otages. Ainsi, plusieurs affaires, peu traitées dans les premières éditions, occupent cette fois une place plus importante. Quant au volet Mesrine (plus de 60 pages), il a été complété en fonction des derniers développements judiciaires. Si l’on en juge par le nombre de documentaires et de projets de longs métrages consacrés au sujet, l’intérêt du public demeure entier. D’un chapitre à l’autre, l’objectif ne varie pas : raconter de l’intérieur le quotidien d’une brigade comme l’antigang ou le RAID, confrontée à diverses formes de criminalité, braquages, prises d’otages, enlèvements? » Philippe Broussard est né en 1963 et vit à Paris. Journaliste au Monde, il est l’auteur de deux ouvrages parus chez Stock : La Prisonnière de Lhassa, avec Danièle Lang (2001) et, Capitaine, avec Marcel Desailly (2002).

Au cours de cette période, j’ai observé que M. Robinson avait de fréquents visiteurs de la tribu juive; qu’il était souvent enfermé avec eux, et que des négociations secrètes allaient de l’avant et que j’étais un étranger. Son compte honnête et lyriquement beau décrit la guerre et ses pensées dessus. A notre arrivée à Bristol, M. Robinson crut préférable de se rendre seul à Tregunter, le siège de son oncle, pour le préparer à mon accueil cordial, ou pour éviter la mortification que j’éprouverais, s’il refusait de nous sanctionner. syndicat.-}